FEURS

Ci-dessus, dessin de 1856

La ville, sur la rive droite de la Loire, a la particularité d'être située au croisement de 2 routes anciennement nationales : RN 82  et RN 89, reliant respectivement Roanne à Valence via Saint Etienne, et Lyon à Bordeaux. Elle est le centre d'attraction commerciale d'une communauté de communes qui représente une population légèrement supérieure à 20.000 habitants. Intra-muros, c'est une cité d'un peu moins de 8.000 habitants.

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Feurs fut d'abord, à l'époque gauloise une agglomération d'importance encore mal connue. C'était tout au plus un village ou une bourgade. Les SEGUSIAVES, peuple Celte, occupait le territoire actuel du département de la Loire et une partie de celui du Rhône. Ils étaient clients des Eduens.

Puis vint l'occupation romaine. Sa situation sur le fleuve et au centre de la plaine lui valut de devenir une cité importante. C'est sous le règne d'Auguste que la bourgade gauloise commence à se transformer en une ville gallo-romaine d'importance: le Forum Segusiavorum, capitale de la cité des Ségusiaves.    La ville grandit et s'enrichit de tous les édifices habituels d'une ville romaine: forum, temple, basilique, thêatre, thermes....avec en son centre un forum tripartite, ensemble monumental comprenant trois parties: administrative, place publique et aire sacrée. ... 

 

 

... De tout cela ne subsistent que les murs d'un monument important, la CURIE, place de la Boaterie et la fontaine gallo-romaine "la fond qui pleut".

 

 

On ne sait rien sur Feurs pendant le Haut Moyen Age. Il avait pourtant bien survécu aux invasions du III siècle puisque, au début du X siècle, une subdivision de ''PAGUS'' de Lyon en conserverait le nom: ''l'ager forensis''mentionné à maintes reprises dans les cartulaires.

Quant à la localité, elle réapparait dans la seconde moitiè du X siècle. Feurs est alors qualifié ''VICUS'' ou ''BURGUS'', termes désignant une prééminence sur les villages alentours. Vers l'an 1000 les textes émanant de l'abbaye de Savigny citent FEURS.

Très prospère au Moyen-Age, Feurs fut jusqu' au XII siècle la première capitale du Forez. La ville était entourée de remparts. Ces fortifications, détruites une première fois pendant les guerres de religion et reconstruites en 1409, furent définitivement rasées au XVIII siècle. Ils n'en restent qu'une tour d'enceinte place de la Boaterie.

Sous la Révolution, FEURS devint le chef-lieu du nouveau département de la Loire. L'arrivée du Conventionnel Javogues, le 13 septembre 1793, donne le signal des tragiques évènements qui ensanglantèrent la région. Il s'installe à l'hôtel Gaudin, une luxueuse demeure construite en 1759 qui est aujourd'hui le PRESBYTERE. La guillotine est dressée en face de l'église. Mais elle fonctionne mal et on la remplace par la fusillade. 28 victimes tombent sous les balles le long du mur du château du Rozier le 11 février 1794. Rappelé peu après à Paris par la Convention, Javogues parvint à se justifier, mais convaincu d'avoir participé à une conspiration, il fut guillotiné le 10 octobre 1796, à l'age de 37 ans....

Le souvenir de ces évènements est matérialisé à Feurs par la chapelle des Martyrs. Ce monument dans le style néo-grec fut terminé en 1826. il marque l'emplacement où eut lieu la fusillade du 11 février 1794 et où reposaient les victimes dans une fosse commune.

La cure, ancien Hôtel Gaudin, a conservé toutes ses pièces de style Louis XV avec leur décoration et leurs cheminées. On peut voir, au rez de chaussée, le bureau de Javogues, décoré de panneaux peints du XVIII siècle représentant des scènes de la vie pastorale.

 

Aujourd'hui Feurs, avec son parc ombragé et fleuri, sa magnifique piscine été-hiver olympique et ses installations de nombreux jeux de plein air, son champ de courses, ses quartiers neufs et rénovés, est une ville active et accueillante. Elle conserve pieusement les reliques d'un passé prestigieux dans son musée gallo-romain.

L'église de Feurs est du XV siècle. Sa façade est surmontée d'un clocher à flèche orné de pinacles et de clochetons et d'un Jacquemard. Un bas-relief représentant une Vierge à l'Enfant agrémente le tympan du portail, surmonté d'une balustrade et d'une rosace. L'intérieur présente trois hautes nefs voutées à nervures et des chapelles latérales. On peut admirer dans l'une de ces chapelles une belle statue en marbre de Vierge, oeuvre de Bonnassieux.

 

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